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  Formation - Emploi - Insertion   


  Zoom sur quelques actions menées localement pour aider à construire un parcours d'insertion

 


La formation professionnelle est, avec les lycées, le cœur de compétence de la collectivité régionale, en vertu des lois de décentralisation.


Dans l’équipe de manuel AESCHLIMANN, en charge de la délégation à l’Emploi et à l’Insertion, je me suis appliquée à faciliter le retour à l’emploi des asniérois éloignés du marché du travail.
 
Cette politique a porté ses fruits, avec une baisse continue du chômage ces dernières années, et jusqu'à récemment.
 
Plusieurs dispositifs ont été créés par la Mairie:
  
la Bourse au Mérite communale, pour les jeunes bacheliers de l’année, créée en 2006, par Manuel AESCHLIMANN 
  

Cette action a été menée au niveau communal. Mise en place pour la première fois en 2006, elle a été reconduite avec succès en 2007 et 2008.

 

Des dispositifs existent au niveau régional, visant à favoriser la mobilité internationale des feunes franciliens.


des programmes de retour à l’emploi pour les personnes les plus fragilisées dans leur recherche d’emploi, grâce aux actions programmées dans le cadre du P.L.I.E, le Plan Local pour l’Insertion par l’Economique.


Concrètement, chaque année, j’ai souhaité que les actions municipales pour l’insertion répondent vraiment aux besoins et aux attentes des demandeurs d’emploi asniérois.

La programmation annuelle des actions du P.L.I.E. permettait de concevoir un plan d’actions en adéquation avec le marché de l’emploi et les besoins des demandeurs d’emploi, mais aussi celles des recruteurs.
Par exemple, j’ai demandé à ce que des crédits soient réservés pour permettre aux demandeurs d’emploi de suivre des formations sur des sites éloignés de leur domicile, lorsque la desserte en transports n’est pas performante.


La mobilité est un facteur important dans la recherche d’emploi, et les demandeurs d’emploi sont loin de tous posséder un moyen de locomotion personnel. Avec le prix des carburants, utiliser son véhicule, lorsqu’on en possède un, est un luxe… alors on est tributaire des moyens de transport en commun….
  
♣ à l’initiative de Manuel AESCHLIMANN, la Mairie a financé de nombreuses actions pour favoriser l’insertion des demandeurs d’emploi asniérois, via les structures d’insertion comme la Régie de Quartier d’Asnières (voir l’article sur Favoriser l’emploi local et les actions de développement local).

Très coûteuses pour la collectivité communale, il a fallu se mettre en quête de financements complémentaires auprès d’autres financeurs possibles : le Conseil général du 92, la Région Ile-de-France, le Fonds Social Européen, l’Etat aussi.
 
La Région Ile-de-France intervient souvent en termes de valorisations, c’est-à-dire qu’elle achète des places dans l’offre de certains organismes de formation et elle les met à la disposition des acteurs locaux de l’insertion. 
 
♣ bien informée sur les programmes de formation financés par la région, j’ai participé à l’orientation et au suivi des demandes des asniérois qui veulent se former pour trouver un emploi ou changer de métier, en liaison avec les conseillers de la maison de l’emploi et la mission locale.


Ceci permettait de mieux cibler la demande locale de formations et de relayer cette information au niveau de la direction départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle des Hauts-de-Seine, voire des services de la région ou du Conseil général.
 
♣ soucieuse de la réussite de nos plus jeunes concitoyens, j’interviens pour demander des aides financières pour des programmes d’insertion originaux.


Ainsi, j’ai soutenu la demande du foyer de l’Association des enfants du Mékong, située rue de la comète, pour un projet d’accompagnement vers l’emploi de ses jeunes pensionnaires, afin de faciliter leur entrée dans le monde professionnel. 

La Région n’a pas daigné donner une suite positive  à ce projet…


♣  j’ai obtenu une subvention de 3763 euros pour l’organisation d’un forum de l’emploi, des métiers, de l’insertion en 2006 et en 2007.


Pour la première fois depuis qu’il existe, j’ai voulu que ce Forum ne soit pas seulement un lieu d’information et d’exposition pour les acteurs de l’insertion.
J’ai souhaité qu’il soit l’occasion de faciliter de vrais recrutements sur place et en direct, ou bien de permettre des contacts qui ont débouché sur des recrutements effectifs, à l’issue des phases d’entretiens et de sélections classiques.
Cela a permis à de nombreux asniérois de retrouver un travail…
 
♣  des actions de speed jobing ont été mises en place à ma demande.
Le speed jobing consiste à être mis en situation de convaincre un recruteur potentiel que l’on est le candidat idéal pour le poste qu’il propose le demandeur d’emploi est en situation de l’entretien de candidature.

Montée d’adrénaline assurée mais efficacité maximale !
   
♣ dans le domaine de l’emploi et de l’insertion, plusieurs partenaires contribuent à permettre le retour à l’emploi durable du demandeur d’emploi ; c’est un travail d’équipe, et de longue haleine parfois.


Je trouvais que les intervenants étaient souvent trop éloignés, trop cloisonnés.
Or, sur cette question, le partage de l’information est capital.
J’ai favorisé l’arrivée de plusieurs permanences au sein de la Maison de l’emploi à Asnières : conseillers de l’ANPE, Tuteur Agir pour l’Emploi du Conseil général des Hauts-de-Seine, conseillers des associations et entreprises d’insertion, etc.
  
♣ désormais, la mobilité devient une qualité essentielle pour se maintenir en situation de travailler.

Ce n’était pas le cas pour nos parents, nos grands-parents.
A l’époque, il n’était pas rare de faire sa carrière entière au sein d’une entreprise ou d’une maison. Aujourd’hui, rien n’est moins sûr…
Les aléas que traversent les entreprises font que les salariés peuvent être concernés à tout moment par une remise en question professionnelle.
 
Je suis particulièrement sensible à cette question qui touche des milliers de nos concitoyens.


C’est pourquoi, au sein de la Maison de l’Emploi, j’ai veillé à ce que l’orientation et le suivi des asniérois qui veulent se former pour retrouver un emploi ou changer de métier, en liaison avec les conseillers de la maison de l’emploi municipale, soit performant.

 

  

   L'insertion sociale des personnes en voie d'insertion professionnelle:


 

La péniche « le fleuron » est une initiative des œuvres Hospitalières Françaises  de l’Ordre de Malte qui vise à accompagner temporairement des personnes qui travaillent et sont en phase de consolidation professionnelle.


En présence de la Ministre du logement, madame Christine BOUTIN, le Président de l'Ordre de Malte a inauguré la péniche Le Fleuron, qui propose un hébergement temporaire à des personnes en phase de consolidation professionnelle, située sur les Quais d'Asnières, en juin 2008.

 

 

Malheureusement, sans un toit, il est très difficile d'établir des repères stables pour retrouver une activité professionnelle.

Et la spirale de l'exclusion se met vite en marche. Cette initiative vise à répondre à une demande de réinsertion sociale et professionnelle exprimée par de nombreux concitoyens.  

 

Manuel AESCHLIMANN, comme beaucoup d'autres maires,  avait été sollicité par l'Ordre de Malte pour faciliter l'installation de la péniche sur les quais d'Asnières.

 

Tout le monde était d'accord pour le principe de ce projet, mais "personne n'est voulait vraiment à sa porte". Manuel AESCHLIMANN a accepté de donner l'opportunité à des travailleurs de reprendre pied...

 

 

Personnellement sensible à ce dossier, je l'ai accompagné de A à Z en tant qu'adjointe au maire chargée de l'insertion.

 

Je me réjouis de le voir vivre et faire vivre des concitoyens fragilisés, tout comme je me réjouis de l'aide financière accordée par la collectivité régionale à hauteur de 552 000 euros.

 

 

Insertion des jeunes franciliens: faut-il renforcer les moyens des Missions Locales?

Le cadre légal

es Missions Locales ont été créées en 1982. Elles participent au service public de l'emploi, en aidant les jeunes âgés de 16 ans à 25 ans révolus à résoudre l'ensemble des problèmes posés par leur insertion professionnelle et sociale, en assurant notamment des fonctions d'accueil, d'information, d'orientation et d'accompagnement

Depuis la loi quinquennale du 20 décembre 1993, la région est devenue un cofinanceur des Missions Locales, aux côtés de l'Etat, des communes, des intercommunalités, et parfois des Conseils généraux.

 

L'accompagnement global des jeunes par les Missions Locales
Les Missions Locales proposent essentiellement des mesures concernant la formation, l'alternance et l'emploi.

Toutefois, elles ont la compétence pour traiter des difficultés des jeunes dans leur globalité, ce qui explique la grande variété des actions qu'elles mettent en oeuvre.
Les jeunes les plus autonomes dans leurs démarches peuvent bénéficier d'un Parcours d'orientation Professionnelle (POP) dont l'objectif est de faire émerger un projet professionnel réaliste, dans lecadre d'une session de 61 heures sur une durée de 6 mois.

 

Avec la crise économique qui frappe de plein fouet, les demandeurs d'emplois peu qualifiés et le public jeune et inexpérimenté rencontrent davantage de difficultés pour s'insérer. Lorsque les primo demandeurs cumulent les deux handicaps (qualification faible ou absente et inexperience), l'équation devient difficile à résoudre.

 

Les Missions Locales sont des relais opérationnels de proximité pour la mise en oeuvre des politiques régionales en faveur de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.
Les carences dans l'action de la Région se répercutent donc facilement dans l'activité des Missions Locales, notamment en ce qui concerne la définition et la mise en oeuvre de la politique de formation professionnelle. On y reviendra.

 

Les Missions Locales en quelques chiffres
Le réseau francilien est composé de 82 Missions Locales, couvrant la totalité du territoire, et présidées par un élu (maire ou adjoint).

 

En 2008, les Missions Locales franciliennes ont reçu près de 17M euros de subventions régionales pour leur fonctionnement. La Mission Locale d'asnières a perçu 162 000 euros en 2009 (dont 35000 euros au titre des chèques mobilité). Pour information, celle de Colombes a reçu 151000 euros, et celle de Clichy 114000 euros.
79% du public jeune suivi par les Missions Locales est peu ou pas qualifié (niveaux V, V bis, VI).


L'évolution de l'activité des Missions Locales donne des informations sur la situation du marché du travail vue du côté des plus jeunes.

En 2008, 79156 jeunes franciliens se sont inscrits dans une Mission Locale.Le nombre de jeunes suivis sur la même année s'élève à 155088.
Le public reçu est plutôt féminin (52,5%). Son niveau d'études est faible, puisque 67,66% des jeuens reçus ont un niveau scolaire inférieur ou égal au niveau V (niveau d'études correspondant au CAP/BEP, acquis ou non).

 

A Asnières, black out sur les résultats obtenus par la Mission Locale
La Mairie d'asnières a refusé de communiquer le bilan des actions conduites par le PLIE et la Mission Locale, lorsque la demande lui a été formulée par les élus de l'opposition, en réunion préparatoire du conseil municipal (CM du mois de juin 2009).

Cette attitude peu transparente se passe de commentaires.

 

La visibilité des Missions Locales
Elle doit être améliorée. En effet, la plupart des jeunes ne connaît pas leur existence ou la fréquentent peu.

Lorsqu'ils sont interrogés sur cette désaffection, la réponse la plus courante met en cause l'offre de formation proposée par ces structures, mais sur laquelle leur personnel n'a aucune prise. Combien de fois me suis-je laissée dire par des jeunes qu'"on a voulu leur imposer une filière qui ne les intéressait pas"...
En particulier, l'offre de formation semble relativement peu ouverte, et laisse peu de place aux carrières originales touchant notamment aux métiers de la musique...

L'image des Missions Locales doit donc être améliorée. Leur visibilité aussi, malgré les qualités professionnelles de leur personnel dont le dévouement est exemplaire.

 

De sérieuses craintes sur la pérennité des financements
Les Missions Locales conduisent des actions pour lesquelles elles sollicitent le bénéfice des fonds européens (FSE). Pour ce type de financement, elles n'ont pas d'assurance sur la reconduction des subventions d'une année surl'autre, ce qui pose d'inextricables problèmes lorsqu'il s'agit d 'élaborer une programmation annuelle...et un budget.

 

Quel suivi?
Une fois l'emploi décroché, le plus difficile est de s'y maintenir. Le parrainage permet de suivre le jeune qui est entré dans l'emploi pendant 6 mois.Mais plusieurs difficultés rendent cette action inopérante: le jeune rompt souvent le lien avec la Mission Locale dès qu'il a trouvé un emploi ce qui rend ce suivi impossible.
Par ailleurs, peu de Missions Locales ont mis en place cette action. Dans les Hauts-de-Seine, seules les Mission Locales de Gennevilliers, Chatillon-Montrouge-Fontenay, Nanterre l'ont organisé. La mobilisation des parrains et marraines en activité mais bénévoles semble plus difficile que prévu.


  Des primes pour accompagner la création d'entreprise :

L'ADIE

La création d’entreprise est toujours un défi pour le demandeur d’emploi.

Sans réseau, souvent fragilisé par sa situation professionnelle, par son expérience du chômage, le demandeur d’emploi est peu aidé par le système bancaire qui réclame des cautions impossibles.

L'ADIE a ouvert ses portes à asnières, au mois d'avril 2008. Vous avez des projets de création d'entreprise, n'hésitez pas à les contacter...
Le dispositif de primes régionales pour les créateurs accompagnés par l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique) vise à aider le demandeur d’emploi dans ces démarches.


Qui est concerné ? Les demandeurs d’emploi RMIstes, les demandeurs d’emploi non indemnisés, les chômeurs de longue durée, allocataires de l’ASS, allocataires de minimas sociaux, les salariés à très faible revenus,  etc.


L’ADIE attribue un prêt pour le projet présenté. Elle effectue un contrôle sur les créateurs financés : vérification de la légalité des activités financées, montage des dossiers pour les aides d’Etat comme l’ACCRE et EDEN, des autorisations pour les activités réglementées.

UN APERCU DE LA POLITIQUE DE SUBVENTION A LA CREATION D'ENTREPRISE MENEE PAR LA REGION


Plusieurs primes ont été mises en place par l'exécutif régional socialiste, mais leur grande variété fragilise le système.

Les primes sont nombreuses, et répondent à diverses situations :

- la prime régionale au démarrage de 1500 euros en principe.

- la prime régionale de croissance de 1500 euros, versée au bout d’une année d’existence, sous réserve du respect des démarches d’accompagnement prescrites.

- la prime régionale de soutien à l’emploi de 1500 euros versée dès que l’entreprise emploie son premier salarié sous CDI.

Pour chaque cas énoncé, la prime atteint 3000 euros si l’entreprise est située en Zone Urbaine Sensible (ZUS), en Zone Franche Urbaine (ZFU) ou en Zone de Renouvellement Urbain (ZRU) ou si l’entrepreneur y habite depuis 3 ans.

Du fait de leur diversité, on se perd tout de même un peu dans ce maquis de primes qui aurait bien besoin d'être "toiletté¨"

Les chefs d'entreprise dénoncent un dispositif complexe et peu accessible. Une remise à plat devient urgente....

 
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