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  Solidarité : lutter contre la précarité et l’isolement de nos concitoyens   


Marie-Dominique AeschlimannMembre suppléant de la Commission des affaires sociales et du handicap, j’ai à cœur de mieux faire connaître les mesures régionales en faveur des personnes en situation isolée ou en grande précarité.

J’aide aussi au montage des demandes de subvention auprès de divers organismes.

Face au défi de l’augmentation de l’espérance de vie permise par les progrès des sciences et des techniques médicales, les collectivités publiques doivent prendre leurs responsabilités, aux côtés de l’Etat, et donner un sens concret aux valeurs de Solidarité et de Fraternité.

Je considère que la modernité, le degré d’humanité d’une société se mesure à l’aune de la place faite à ses aînés.

La France entière a eu à déplorer le drame humain de la canicule de l’été 2003, en particulier pour ceux de nos concitoyens déjà affaiblis par la maladie, pour les jeunes enfants, mais aussi pour les plus âgés d’entre nous.

Les professionnels de la santé ont tiré les leçons de la désorganisation de notre système hospitalier et des services des Urgences en France.

L’Etat et les collectivités publiques ont également pris leur part de responsabilité.


A Asnières, et avec la participation du Conseil général des Hauts de seine, des salles climatisées ont été créées dans les établissements accueillant nos aînés.
Manuel AESCHLIMANN, alors Maire, avait créé une Cellule communale de veille et de crise.

Elle est venue s’ajouter à la Plate-forme de services et d’activités en faveur des retraités et des personnes âgées, animée par une équipe attentive et dynamique : le service Animation, Temps Libre et Qualité de vie des Retraités.

Au-delà, des aménagements structurels s’imposaient dans le souci de toujours améliorer les conditions d’accueil et de vie de nos anciens.

En tant que conseillère régionale, je mène plusieurs actions : 


 Améliorer le confort et la sécurité de nos établissements accueillant des personnes âgées

La maison de retraite Aulagnier située rue Auguste Bailly, à Asnières avait besoin d'être rénovée et d'être mise aux normes de sécurité.

Le bâtiment n'était plus fonctionnel, avec ses deux ailes reliées par un long couloir. Par ailleurs, avec la hausse de l'espérance de vie, les capacités d'accueil devaient être considérablement augmentées, pour répondre à la demande. 

L'ancien bâtiment de la maison de retraite Aulagnier
L'ancien bâtiment de la maison de retraite Aulagnier
Le bâtiment de la maison de retraite Aulagnier rénové
Le bâtiment de la maison de retraite Aulagnier rénové

 

 

 

 

Deux bonnes nouvelles sont arrivées :

• une subvention de 100.000 euros pour la création d’un centre d’accueil de jour au sein de la maison de retraite Aulagnier.


• une autre subvention importante pour améliorer les conditions d’hébergement des résidents de la Maison Aulagnier et en moderniser l’équipement a permis de réaliser des travaux importants sur le site.

Par ailleurs, la création d'une vingtaine de lits pour accueillir des  personnes souffrant de la maladie d'alzheimer est prévue.

 

 Faciliter les travaux d’adaptation du logement au handicap et à la dépendance.

Je défends également des dossiers de demande d’aide financière pour des travaux favorisant l’accessibilité du logement ou son adaptation à la dépendance et au handicap.

Concrètement, il peut s’agir d’installer une douche à la place d’une baignoire, de créer une rampe extérieure à l’accès à un pavillon, d’élargir une porte pour permettre le passage d’un fauteuil roulant, de poser des barres d’appui dans les toilettes, un monte-escaliers ou des volets roulants électriques par exemple.

Cette aide, qui peut être attribuée à un propriétaire occupant, au locataire d’un logement social ou d’un appartement du secteur privé, est soumise à certaines conditions de ressources.
Récemment, j’ai obtenu une aide pour l’acquisition d’un déambulateur électrique pour une personne à mobilité réduite. 


 Accompagner les associations de familles  

 

 

J'ai travaillé longuement avec les associations de familles de patients souffrant de maladies psychiques.

Je suis notamment intervenue pour appuyer le projet de sensibilisation des équipes éducatives de l’Education Nationale sur la problématique de la maladie psychique et de l’isolement conduit par la section asniéroise de l’UNAFAM 92.
Une subvention de 5000 euros a été versée pour ce projet.
Les maladies psychiques sont un des fléaux de notre temps qui laisse des familles désemparées et isolées, face à la complexité de la maladie de leur proche.

Sensibiliser les élus et être à l'écoute des familles sont une des missions de cette association reconnue d'utilité publique très active dans les Hauts-de-Seine notamment.

Il faut les encourager....

 Favoriser le maintien à domicile des aînés  

Parfois, les personnes âgées souhaitent vivre chez elles, rester dans leur environnement, leurs souvenirs. 

Il est nécessaire alors de mettre en place des actions pour qu’elles restent dans leur cadre familier le plus longtemps possible, tout en gérant certaines pertes d’autonomie qu’elles peuvent éprouver.

Les particuliers peuvent solliciter la Région qui peut attribuer:

- une aide financière pour les services d’aide ménagère (portage, préparation et contrôle de la prise des repas, petit bricolage, aide aux démarches administratives et téléassistance)

-  les soins infirmiers à domicile.

Certaines associations interviennent pour accompagner les démarches pour le maintien à domicile. Il faut les aider et les encourager.


C’est ainsi que je suis intervenue pour le FASSAD 92, qui apporte une aide variée comprenant les services d’aide ménagère (portage, préparation et contrôle de la prise des repas, petit bricolage), l’aide aux démarches administratives, la téléassistance, les soins infirmiers à domicile.

Cette association a obtenu une subvention de 10795 euros. 

 Focus : Nos aînés en Ile-de-France  

En Ile-de-France, une personne sur six était âgée d’au moins 60 ans en 2006, soit près de 2 millions de personnes sur les 11,5 millions de Franciliens. Si la très grande majorité demeure à domicile, en bonne santé et autonome, un certain nombre d’entre elles a besoin d’aide pour effectuer certains actes de la vie quotidienne.

L’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du baby boom et l’allongement de l’espérance de vie vont conduire à une hausse de cet effectif et à son vieillissement. Cela passe notamment par le développement quantitatif et qualitatif de l’offre régionale de prise en charge de nos aînés. 

Il existe de fortes disparités entre les départements franciliens.

On peut dire que l’Ile-de-France a une population jeune (près de 17% de sa population a 60 ans ou plus, contre près de 30% au plan national). A noter que les départements du Val d’Oise, de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis ont une population de personnes âgées de 60 ans ou plus inférieure à 15%. Dans les Hauts-de-Seine, le taux est de 17,4%. 

 

 

 


Les projections sur la population francilienne réalisées par  l’INSEE d’ici à 2030 montrent une forte hausse de la population âgée de 60 ans et plus (+46%).

Ce vieillissement de la population devrait être plus marqué dans les départements de grande couronne. Ces chiffres illustrent les efforts qui devront être engagés pour répondre aux besoins de cette population.

Aujourd’hui, on évalue à près de 105000 le nombre de personnes âgées qui ont besoin d’aide pour accomplir certains actes de la vie quotidienne. Cet effectif devrait s’accroître de 0,45% à 1,4% par an d’ici 2030. 

L’offre régionale de prise en charge

En Ile-de-France, 92% des adultes de 75 ans et plus demeurent à domicile, contre 90% au niveau national.

Mais ces personnes ont moins de possibilités de recevoir des soins infirmiers à domicile, en raison d’un réel déficit en infirmiers libéraux et services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).


Malgré l’effort de médicalisation des maisons de retraite engagé depuis 2001, l’offre régionale en Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) ne permet pas de répondre à toute la demande. 

Politique en faveur de nos aînés : qui fait quoi ?

Les départements ont un rôle majeur en matière de planification, à travers un schéma départemental sur 5 ans, qui dresse un état de l’offre médico-sociale existante et détermine des perspectives d’évolution. L’Etat fixe des priorités nationales. Il est aussi le garant de l’équité territoriale en matière d’accessibilité, de proximité et de diversification de l’offre en établissements et services.


Le conseil régional participe au financement de la rénovation des EHPAD, comme en témoigne la transformation de la maison de retraite Aulagnier située rue Auguste Bailly (cf. la note supra).

 

 

 

 
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