|
|
|
J’aide aussi au montage des demandes de subvention auprès de divers organismes. Face au défi de l’augmentation de l’espérance de vie permise par les progrès des sciences et des techniques médicales, les collectivités publiques doivent prendre leurs responsabilités, aux côtés de l’Etat, et donner un sens concret aux valeurs de Solidarité et de Fraternité. Je considère que la modernité, le degré d’humanité d’une société se mesure à l’aune de la place faite à ses aînés. La France entière a eu à déplorer le drame humain de la canicule de l’été 2003, en particulier pour ceux de nos concitoyens déjà affaiblis par la maladie, pour les jeunes enfants, mais aussi pour les plus âgés d’entre nous. Les professionnels de la santé ont tiré les leçons de la désorganisation de notre système hospitalier et des services des Urgences en France. L’Etat et les collectivités publiques ont également pris leur part de responsabilité.
Elle est venue s’ajouter à la Plate-forme de services et d’activités en faveur des retraités et des personnes âgées, animée par une équipe attentive et dynamique : le service Animation, Temps Libre et Qualité de vie des Retraités. Au-delà, des aménagements structurels s’imposaient dans le souci de toujours améliorer les conditions d’accueil et de vie de nos anciens. En tant que conseillère régionale, je mène plusieurs actions :
La maison de retraite Aulagnier située rue Auguste Bailly, à Asnières avait besoin d'être rénovée et d'être mise aux normes de sécurité. Le bâtiment n'était plus fonctionnel, avec ses deux ailes reliées par un long couloir. Par ailleurs, avec la hausse de l'espérance de vie, les capacités d'accueil devaient être considérablement augmentées, pour répondre à la demande.
Deux bonnes nouvelles sont arrivées : • une subvention de 100.000 euros pour la création d’un centre d’accueil de jour au sein de la maison de retraite Aulagnier.
Par ailleurs, la création d'une vingtaine de lits pour accueillir des personnes souffrant de la maladie d'alzheimer est prévue.
Je défends également des dossiers de demande d’aide financière pour des travaux favorisant l’accessibilité du logement ou son adaptation à la dépendance et au handicap. Concrètement, il peut s’agir d’installer une douche à la place d’une baignoire, de créer une rampe extérieure à l’accès à un pavillon, d’élargir une porte pour permettre le passage d’un fauteuil roulant, de poser des barres d’appui dans les toilettes, un monte-escaliers ou des volets roulants électriques par exemple. Cette aide, qui peut être attribuée à un propriétaire occupant, au locataire d’un logement social ou d’un appartement du secteur privé, est soumise à certaines conditions de ressources.
J'ai travaillé longuement avec les associations de familles de patients souffrant de maladies psychiques. Je suis notamment intervenue pour appuyer le projet de sensibilisation des équipes éducatives de l’Education Nationale sur la problématique de la maladie psychique et de l’isolement conduit par la section asniéroise de l’UNAFAM 92. Sensibiliser les élus et être à l'écoute des familles sont une des missions de cette association reconnue d'utilité publique très active dans les Hauts-de-Seine notamment. Il faut les encourager....
Parfois, les personnes âgées souhaitent vivre chez elles, rester dans leur environnement, leurs souvenirs. Il est nécessaire alors de mettre en place des actions pour qu’elles restent dans leur cadre familier le plus longtemps possible, tout en gérant certaines pertes d’autonomie qu’elles peuvent éprouver. Les particuliers peuvent solliciter la Région qui peut attribuer: - une aide financière pour les services d’aide ménagère (portage, préparation et contrôle de la prise des repas, petit bricolage, aide aux démarches administratives et téléassistance) - les soins infirmiers à domicile. Certaines associations interviennent pour accompagner les démarches pour le maintien à domicile. Il faut les aider et les encourager.
Cette association a obtenu une subvention de 10795 euros.
En Ile-de-France, une personne sur six était âgée d’au moins 60 ans en 2006, soit près de 2 millions de personnes sur les 11,5 millions de Franciliens. Si la très grande majorité demeure à domicile, en bonne santé et autonome, un certain nombre d’entre elles a besoin d’aide pour effectuer certains actes de la vie quotidienne. L’arrivée à l’âge de la retraite de la génération du baby boom et l’allongement de l’espérance de vie vont conduire à une hausse de cet effectif et à son vieillissement. Cela passe notamment par le développement quantitatif et qualitatif de l’offre régionale de prise en charge de nos aînés. Il existe de fortes disparités entre les départements franciliens. On peut dire que l’Ile-de-France a une population jeune (près de 17% de sa population a 60 ans ou plus, contre près de 30% au plan national). A noter que les départements du Val d’Oise, de Seine-et-Marne et de la Seine-Saint-Denis ont une population de personnes âgées de 60 ans ou plus inférieure à 15%. Dans les Hauts-de-Seine, le taux est de 17,4%.
Ce vieillissement de la population devrait être plus marqué dans les départements de grande couronne. Ces chiffres illustrent les efforts qui devront être engagés pour répondre aux besoins de cette population. Aujourd’hui, on évalue à près de 105000 le nombre de personnes âgées qui ont besoin d’aide pour accomplir certains actes de la vie quotidienne. Cet effectif devrait s’accroître de 0,45% à 1,4% par an d’ici 2030. L’offre régionale de prise en charge En Ile-de-France, 92% des adultes de 75 ans et plus demeurent à domicile, contre 90% au niveau national. Mais ces personnes ont moins de possibilités de recevoir des soins infirmiers à domicile, en raison d’un réel déficit en infirmiers libéraux et services de soins infirmiers à domicile (SSIAD).
Politique en faveur de nos aînés : qui fait quoi ? Les départements ont un rôle majeur en matière de planification, à travers un schéma départemental sur 5 ans, qui dresse un état de l’offre médico-sociale existante et détermine des perspectives d’évolution. L’Etat fixe des priorités nationales. Il est aussi le garant de l’équité territoriale en matière d’accessibilité, de proximité et de diversification de l’offre en établissements et services.
|


Membre suppléant de la Commission des affaires sociales et du handicap, j’ai à cœur de mieux faire connaître les mesures régionales en faveur des personnes en situation isolée ou en grande précarité.